Par Philippe VASSEUR
Lundi 8 septembre 2008
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Je partage la très vive inquiétude que suscite la création du fichier
EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), en remplacement de celui des Renseignements généraux, alors que le champ des
données susceptibles d’être enregistrées dans ce fichier est considérablement étendu notamment à des signes physiques particuliers et objectifs, ou des données relatives à
l'environnement de la personne.
Le nouveau fichier concerne aussi toute personne « ayant sollicité, exercé ou
exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».
Il vise en outre désormais les personnes mineures dès 13 ans et est autorisé à enregistrer des données personnelles concernant
notamment le comportement, les fréquentations, les orientations politiques ou religieuses et la vie sexuelle…
Le contrôle de la CNIL demeure, mais reste largement privé d’effet faute de droit à rectification et la création de ce fichier n’a été précédée d’aucun débat public.
Les élus socialistes et républicains demandent au Gouvernement la suspension immédiate du processus en cours de création de ce fichier et l’ouverture d’un débat parlementaire sur ce sujet dés la
prochaine session.
Depuis 2002, les lois sécuritaires se sont
multipliées. Ce nouveau fichier nous transforme tous en suspects. Chacun de nous est concerné, notre liberté à tous est menacée.
J’ai signé la pétition du collectif « Non à EDVIGE » qui regroupe 700 organisations, collectifs et
syndicats et vous invite à vous y associer : http://nonaedvige.ras.eu.org/
Par Philippe VASSEUR
Mercredi 10 octobre 2007
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Le Conseil de l'Europe a proclamé le 10 octobre comme "Journée européenne contre la peine de mort" qui sera marquée tous les ans par diverses
initiatives en faveur de son abolition.
La peine de mort, acte barbare non dissuasif, constitue une violation des droits de l'Homme, du droit à la vie et du droit à ne pas être soumis à la
torture à des traitements inhumains.
On peut espérer que cette initiative de l’Europe soit étendue au reste du monde. 133 pays dans le monde ont légalement ou pratiquement aboli la peine de mort, pourtant en 2006 1.591 personnes ont
été exécutées dans 25 pays. 99% des exécutions connues ont eu lieu en Chine, aux Etats-Unis, en Irak, en Iran, au Pakistan et au Soudan… En Europe la peine de mort a été officiellement abolie
dans 46 des 47 pays du Conseil de l'Europe - la Russie s'étant engagée à le faire prochainement- et aucune exécution n'a eu lieu dans ces pays depuis 1977.
Pour le premier ministre portugais, José Socrates « l'abolition de la peine de mort en Europe est une conquête de la civilisation qui doit être universalisée. Le crime ne se combat pas
avec la mort mais avec la justice. Dans les pays où elle est appliquée il n'y a pas moins de crimes et plus de sécurité", a-t-il ajouté, estimant que "la peine de mort n'est pas un
châtiment efficace ni juste" et que partout dans le monde il faut remplacer "la violence de la vengeance par l'exercice de la justice".
L’Union Européenne soutiendra la présentation d'une résolution auprès de l'Assemblée générale des Nations unies en faveur d'un moratoire universel des exécutions, qui devrait être présenté
prochainement.
Par Philippe VASSEUR
Jeudi 10 mai 2007
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«Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre ,
l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière.» (Victor
Schoelcher)
Le 10 mai est désormais la journée choisie pour célébrer l’abolition de l’esclavage.
Cette réalité qui perdure malheureusement sous des formes moins visibles a évolué au cours des siècles.
L'esclavage a été pratiqué dans l'Antiquité avec les prisonniers de guerre. Au début du Moyen Âge, les arabes faisaient une grande consommation
d'esclaves blancs aussi bien que noirs vendus par les Vénitiens. Au XVIe siècle, la colonisation de l’Amérique a suscité de nouveaux besoins de main-d'oeuvre. Les Européens ont alors fait venir
des esclaves d'Afrique.
Cette traite d’hommes et de femmes jugés inférieurs, ont créé les bases du développement du racisme et du mythe de la supériorité de la race
blanche.
Aboli progressivement à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle dans les États américains et les colonies européennes, l’esclavage n’a jamais
réellement disparu. Après la Seconde Guerre mondiale, l'influence des idées démocratiques a conduit à son abolition dans l'ensemble des pays du monde. Les derniers pays à l'abolir officiellement
ont été l'Arabie Séoudite en 1962 et la Mauritanie en... 1980.
Il n'empêche que l'on assiste en ce début du XXIème siècle à un retour de l'esclavage dans de vastes parties de la planète. D’autres formes sont
apparues, moins évidentes sur le continent africain et en Asie. Partout dans le monde les populations immigrées ou déportées gonflent les ateliers clandestins ou les exploitations agricoles. En
2001, la presse a révélé au grand jour la résurgence du travail servile sur le continent noir et fait état de bateaux chargés d'enfants dans le golfe de Guinée. En Côte d'Ivoire, au Gabon ou
encore au Ghana, de petits planteurs et des artisans profitent ainsi de l'extrême misère de certaines contrées pour acheter des enfants à vil prix à leurs parents.
L'aggravation des conditions sociales et le racisme sont malheureusement les ferments d’un esclavage moderne que cette journée particulière peut
permettre de réveler. Le combat contre l'esclavage n'est en rien achevé et il serait pour le moins malheureux d'en parler comme d'une affaire du passé.
Voir des témoignages vidéo sur le site de Serge Bilé, Paroles d’esclavage :
Par Philippe VASSEUR
Lundi 7 mai 2007
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Les Français ont choisi… Nicolas Sarkozy.
Les Calaisiens aussi : Ségolène Royal à 55,5% ainsi que le Pas-de-Calais à
52,04%
Nous pouvons remercier Ségolène pour cette belle campagne de dépoussiérage de notre démocratie, elle qui entrepris de transformer le visage de la
gauche" et de lui donner le « visage de l'avenir » comme le dit Arnaud Montebourg.
Sarkozy a réussi son pari sur un coup risqué : engranger les voix de l’extrême droite en flattant les électeurs du Front National sur leurs thèmes de
prédilection les plus nauséabonds et en particulier sur l’immigration. Quel sera donc son programme, lui qui a promis tout et son contraire, la rupture et la réconciliation, l’autorité et la
fraternité, l’atlantisme et une Europe forte…
Nous jugerons Sarkozy sur ses actes et ses réformes, que je crains, comme je crains la nervosité de ce petit homme qui rêvait de devenir président depuis
sa tendre enfance. Mais un plan de carrière ne fait pas un homme d’Etat et c’est de l’avenir de la France et des Français qu’il s’agit maintenant. L’homme au kärcher devra laisser place au
président de la 5ème puissance mondiale, reconnue mondialement, non pas pour son arrogance mais pour ses rêves de fraternité et de morale républicaine.
La démocratie participative impulsée par Ségolène Royal a fait bouger les lignes, a redonné espoir à de nombreux citoyens qui ont retrouvé le chemin des urnes. Cette ouverture
n’aura pas été vaine si les espaces de liberté et de dialogue qu’elle a entrouvert ne sont pas, à nouveau cadenassés, par le renoncement ou la revanche de ceux qui n’ont pas intérêt à un
renouvellement de nos pratiques démocratiques ou qui attendent leur tour, tapis au coin d’un bois sombre.
Ne nous résignons pas. La morosité qui nous a étreint hier soir doit laisser la place à la conquête des cœurs et des esprits et nous conduire à réinventer
les chemins de l’espoir pour tous ceux qui souffrent déjà de l’environnement ultralibéral encore renforcé par le vote d’hier soir. Calais et le Pas-de-Calais n’ont pas cédé aux sirènes de cette
droite décomplexée qui a vaincu dimanche, la droite la plus dure depuis 50 ans.
Les hommes et les femmes de bonne volonté doivent se mobiliser pour veiller au non démantèlement de notre pacte social si singulier, de notre République
laïque si unique en Europe et dans le monde. Les rêves doivent rejoindre la réalité. Mes rêves de liberté, d’égalité et de fraternité ne sont pas morts ce dimanche 6 mai et je résisterai à toute
tentative de les voir écorner par qui que ce soit. D'autres débats et combats nous attendent...
Par Philippe Vasseur
Jeudi 8 mars 2007
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J’entends ici où là que la célébration de la femme en ce 8 mars serait surannée, inutile voire insultante pour certaines.
C’est oublier que cette journée internationale instaurée le 8 mars 1910 par une conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague sert encore d’emblème aux luttes de femmes dans le monde qui n’ont toujours pas accès à l’égalité des droits, aux soins ou simplement à la pleine citoyenneté.
C’est une vision très européenne et occidentale de penser qu’il n’y a plus lieu de lutter contre les inégalités que subissent les femmes. "La violence contre les femmes et les filles ne recule pas, quels que soient le continent, le pays et la culture", a affirmé mercredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, elle est souvent dissimulée et fait des ravages dans la vie des femmes, dans leur famille et dans la société tout entière".
Hier à Dijon Ségolène Royal déclarait : « la bataille des femmes a toujours été liée à la bataille de la gauche et des socialistes parce que c'est le long chemin pour accéder à la dignité humaine et à la reconnaissance de ce qui est le plus fondamental dans la vie ici-bas."
Chez nous en effet, malgré des avancées, il reste à nos sœurs à conquérir quelques bastions bien bétonnés, ne serait-ce qu’en politique ou dans l’égalité salariale… Je continue de me battre pour les droits des plus faibles et des minorités et ne peux me résoudre à oublier que les femmes représentent la moitié de l'humanité et que leur force et leur courage ne sont plus à démontrer...
Par Philippe VASSEUR
Mardi 4 avril 2006
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Un gouvernement de guignols
Le président de la République et le premier ministre viennent d’inventer une nouvelle République, celle des guignols.
Avec le CPE, Villepin a préparé une loi dans le plus grand secret sans aucune concertation, l’a fait passer au forceps et sans débat à l’Assemblée grâce au 49-3, Chirac la promulgue alors que la rue crie sa colère et on laisse le parti majoritaire et son président Sarkozy expliquer à la télé que cette loi, il ne faut pas l’appliquer….
Le spectacle est affligeant, la méthode est ridicule, Chirac et Villepin sont disqualifiés et finissants et Sarkozy est prêt à ramasser les miettes avec son parti de godillots aux ordres…
Cette crise institutionnelle ne va pas redresser l’image de la classe politique et ce ne sont pas les mouvements de menton de Sarkozy qui vont recréer les conditions de la confiance dans notre pays.
Les jeunes, les organisations syndicales et les partis de gauche doivent continuer, avec calme et détermination, à préparer l’alternance et refonder sur des bases saines et solides la démocratie républicaine dans notre pays.
La France n’est pas malade, elle est mal dirigée…
Par Philippe VASSEUR
Mercredi 8 mars 2006
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A l'occasion de la journée du 8 mars quelques dossiers interessants de la fondation Jean Jaurés sur Egalité Hommes - Femmes
Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes - 2006 (Commission Européenne, 22 février 2006) En français En anglais
Comment se répartit le temps des Européennes et des Européens ? par Christel Aliaga (Population et conditions sociales, mars 2006)
Égalité des chances entre les femmes et les hommes en Turquie par Vladimír Spidla (Ankara, 6 mars 2006)
LA FONDATION JEAN-JAURES : http://www.jean-jaures.org
Aussi un très bon dossier et des vidéos sur le site de France 5 qui retrace le combat des féministes pour l’égalité, de 1910 à Copenhague avec la 2e conférence internationale des femmes socialistes qui réunit des centaines de femmes venues de 17 pays à 1982, en France, où le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy instaure le caractère officiel de la célébration de la journée de la femme le 8 mars. http://www.france5.fr/actu_societe/W00137/6/