Partager l'article ! R.S.A. « socle », le Pas-de-Calais premier de la classe mais…?!: Le 25 janvier prochain, le Département du Pas-de-Calais sera reçu au M ...
Le 25 janvier prochain, le Département du
Pas-de-Calais sera reçu au Ministère des solidarités et de la cohésion sociale pour y obtenir un
satisfecit de Roselyne Bachelot.
Le motif ?
Le Conseil général du Pas-de-Calais est le meilleur de France pour ce qui est du retour à l’emploi des bénéficiaires du R.S.A. « socle », dispositif qui intéresse les anciens bénéficiaires du Revenu minimum d’insertion (R.M.I.) et de l’Allocation de parents isolés (API).
A Paris, le Département du Pas-de-Calais va expliquer comment il est devenu « premier de la classe » et surtout quels sont les outils qu’il a mis en place pour y parvenir. Dominique Dupilet, son président : « Cette invitation à faire part de notre expérience montre que les politiques - volontaristes - que nous menons en matière d’insertion fonctionnent. Nous avons créé un accompagnement adapté aux besoins et au profil de chaque bénéficiaire afin de lui offrir un parcours structuré et progressif vers le retour à l’emploi. »
On compte actuellement 41 596 bénéficiaires du R.S.A. « socle » payés dans le département. Tous les mois, 1519 personnes nouvelles entrent dans le dispositif mais 1984 en sortent. Dominique Dupilet : « Le compte est facile, grâce au travail des agents du Conseil général et de toutes celles et ceux qui dépendent des structures partenaires avec lesquelles nous avons signé le pacte départemental pour l’insertion, 1984 hommes et femmes retrouvent tous les mois une activité stable, le nombre de bénéficiaires du R.S.A. « socle » diminue donc de plus de 400 par mois ! »
Si Dominique Dupilet se félicite de cet état de fait, il ne peut se satisfaire de la situation : « Nous préfèrerions ne pas avoir 40 000 bénéficiaires du R.S.A. à sortir de l’impasse ! Et les prévisions économiques ne sont guère optimistes. Demain, notre savoir-faire et notre bonne volonté ne suffiront peut-être plus. Car l’insertion a un coût, ce que semble avoir oublié Martin Hirsch ! Lorsque ce dernier a lancé le R.S.A. «socle », il a dit aux Conseils généraux, vous financerez l’allocation et vous vous occuperez aussi de l’accompagnement des personnes. D’accord pour le financement de l’allocation serait-on tenté de dire puisque cela est de notre compétence mais pour l’accompagnement des bénéficiaires comment fait-on ? Martin Hirsch ne nous a jamais donné la réponse. Ce que nous savons en revanche, c’est que sans nos politiques volontaristes en la matière, nous ne sortirions pas près de 2000 personnes du R.S.A. « socle » tous les mois. Une fois encore, quand il s’agit de passer des ordres, l’Etat est là mais quand il faut donner les méthodes et les moyens d’appliquer la loi, il n’y a plus personne ! »
Ce message, Dominique Dupilet ne manquera pas de le faire passer à Roselyne Bachelot le 25 janvier prochain… Ce sera la Journée nationale sur le R.S.A., nous avons des choses à partager mais aussi à dire ! »