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Le Front National est porté par une vague de désespérance plus que d'espoir.
C’est ce sentiment diffus d’abandon des Français, perçu depuis de nombreux mois par les élus de terrain, qui fait le lit de ce rejet des politiques et avant tout des amis de Sarkozy.
Lorsqu’on ajoute à ce désespoir les révélations distillées au quotidien des petites ou grandes magouilles d’une élite (patrons voyous, élus voleurs, etc…) on aboutit à un rejet de notre société telle qu’elle est organisée aujourd’hui, au profit d’un certain nombre, de plus en plus protégés, de moins en moins solidaires.
Aux partis politiques en général et au Parti Socialiste en particulier d'offrir une réelle alternative à cette adhésion par défaut à une femme – Marine Le Pen – et à une organisation qui représente ce que la France porte en elle de pire.... de renoncement, de violence, d'impasse démocratique…
Dans ces moments particuliers voire dangereux pour notre société, il faut que des voix fortes s’élèvent et parlent, proposent une vision partagée et une incarnation de nos valeurs républicaines si affaiblies par le cirque médiatique et le cynisme de certains de nos représentants.
Faire de la politique n’est pas seulement gérer les affaires courantes d’un pays ou d’une collectivité territoriale mais bien repérer les besoins de chacun et prendre les décisions collectives qui s’imposent afin que l’intérêt général du pays rejoigne les besoins particuliers de tous.
Or le gouvernement actuel continue de donner l’impression (et je pense qu’il s’agit là d’un choix délibéré et ultra libéral assumé de Sarkozy et de son équipe) de favoriser les plus riches, les plus nantis, les déjà protégés par l’argent et les privilèges qu’ils détiennent, au détriment de la masse des Français dans laquelle ces Diafoirus de la politique ne distinguent plus que des contributeurs anonymes ou des chômeurs-boulets qu’il faut trainer dans la compétition internationale.
Dans une société ou le détenteur des moyens de production, celui qui donne du travail, n'est pas un modèle, où l’homme politique est soupçonné de collusion, dans la mesure où ceux-ci semblent de plus en plus éloignés du mode de vie des cadres, des employés, des ouvriers, ou des chômeurs, les entreprises deviennent vite des repoussoirs et la société un horizon anxiogène.
Redonner du sens à l’action, de la transparence à nos propositions et à notre vie démocratique, transformer la société au profit du plus grand nombre sans jamais oublier quiconque au bord du chemin, c’est le sens de toute action politique fondée sur nos valeurs républicaines, sur l’exemplarité des nos représentants, l’efficacité de nos actions, la liberté individuelle et la responsabilité collective.
La droite aggrave la crise, effrite la protection sociale, renforce les inégalités générationnelles, affaiblit l’efficacité de nos institutions et collectivités locales, empêche l’émergence de nouvelles solidarités y compris économiques.
Notre République Française affirme l’ambition d’intégrer les individus et les groupes sociaux à la vie du pays, par le travail, l’école, la culture… L’oublier ou ne pas répondre à cette aspiration dans un environnement maitrisé et harmonieux est criminel.
L’exclusion dont souffre une partie de la population conduit à une déstructuration des familles et des individus qui, marginalisés par le manque de travail et privés de la reconnaissance sociale s’y attachant, s’enferment dans un mode de vie excluant toute forme de participation collective à la vie de nos cités.
Il est urgent de renouer avec une ambition collective pour préparer l’avenir. Il est temps d’en finir avec une société qui installe la défiance et la crainte des uns vis-à-vis des autres pour une société qui donnera toutes ses chances à chacun tout au long de la vie.