Quelques semaines après le démantèlement de
la «jungle» de Calais, à l’heure où les institutions de l’Union travaillent à l’élaboration d’un cadre normatif communautaire concernant les mineurs isolés étrangers, France Terre d’Asile et les
départements du Nord et du Pas-de-Calais ont souhaité dresser un état des lieux des principales préoccupations des acteurs institutionnels et des organisations non gouvernementales
européennes.
L’objectif des premières assises européennes sur les mineurs isolés étrangers, qui se tiendront le 17 décembre prochain à Lille
Grand Palais, sera donc d’analyser les atteintes aux droits reconnus par la Convention internationale des droits de l’Enfant au sein de l’Union européenne, d’identifier les difficultés de
prise en charge mais également les bonnes pratiques, et de faire émerger les principaux besoins justifiant une action à l’échelle européenne.
Il appartiendra à Bernard Derosier, président du Département du Nord, d’ouvrir les Assises, tandis que Dominique Dupilet les conclura.
Une occasion essentielle pour ce dernier de rappeler les préoccupations majeures du Pas-de-Calais dans le domaine de l’accueil et de la protection des mineurs isolés étrangers. A l’issue de cet
évènement, les organisateurs lanceront un appel pour une protection européenne des mineurs isolés indiquant les positions sur lesquelles, selon eux et au regard des besoins exprimés au sein de
plusieurs Etats membres, devraient reposer les normes communautaires à venir dans ce domaine.
Je ne peux passer sous silence le travail des associatifs et de
quelques hommes et femmes politiques calaisiens, engagés depuis des années (depuis le parc Saint-Pierre ou Sangatte, précédant ainsi les institutionnels), qui ont pris les choses en
main et continuent de "ramer" au quotidien pour empécher que les droits élémentaires de ces "enfants" soient bafoués par les représentants de l'Etat
Français.