| Juillet 2009 | ||||||||||
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L’Assemblée nationale vient d’achever l’examen en deuxième lecture du projet de loi de modernisation
des institutions. Alors que les majorités de droite de l’Assemblée et du Sénat règlent entre elles leurs derniers contentieux, la gauche, ostensiblement ignorée, semble bel et bien ne plus devoir
rien attendre de cette réforme.
Le gouvernement et les parlementaires de droite ont en effet depuis le début adopté la même technique, faite de déclarations apaisantes et bienveillantes sur les évolutions possibles, mais qui ne
se sont jamais concrétisées.
Le bilan est on ne peut plus clair. Aucun de nos amendements importants n’a été voté, aucune de nos propositions retenue : il n’y a pas d’évolution sur les conditions de l’élection sénatoriale,
condamnant le Sénat à être pour de longues années encore de droite ; rien n’est envisagé pour maîtriser, voire comptabiliser le temps de parole du Chef de l’Etat dans les médias et en particulier
dans l’audiovisuel public ; le vote des étrangers pour les élections locales n’est toujours pas à l’ordre du jour. En bref, la dérive présidentialiste reste de mise alors que les pouvoirs du
Parlement ne sont pas renforcés.
La droite a réellement manqué une occasion de faire aboutir une réforme utile et qui aurait été profitable à tous. Pressée, elle a même refusé l’organisation d’un vote solennel demandé par le
Président du Groupe Jean-Marc Ayrault. Il s’agit pour elle de hâter la manœuvre afin que le Congrès puisse se réunir le 21 juillet.
Une chose est sûre : pour les députés socialistes, ce sera non.