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Que vous soyez ou non concernés par le football, j'attire votre attention sur les actes qui se
sont déroulés lors de la rencontre RC Lens – Paris SG, qui a eu lieu le samedi 29
mars 2008 au Stade de France.
Des supporters parisiens ont érigé une banderole très insultante contre toute la région Nord – Pas de Calais et ses habitants. Cette banderole annonçait : «Pédophiles, Chômeurs,
Consanguins : bienvenue chez les CHTIS».
Ces propos proférés à l’encontre des millions de personnes résidents ou originaires de la région Nord – Pas de Calais dépassent outrageusement le cadre sportif du
soir.
Si, comme moi, vous estimez que cet acte commis samedi est inacceptable et, en tant que nordiste (ou citoyen) , vous recevez
ces propos comme une insulte .
Si, comme moi, vous refusez la xénophobie et la discrimination.
Je vous remercie de bien vouloir signer la pétition suivante qui sera prochainement transmise au Président de la République : http://www.mesopinions.com/L-honneur-des-Chtis-petition-petitions-91f3c05091041651d4372895ba78ab38.html
La réaction du maire de Lens Guy Delcourt
"Même si nous avions gagné, j'ai annoncé pendant la rencontre que nous allions porter plainte", a déclaré dimanche Guy Delcourt. "Je ne lâcherai pas parce que j'ai pris ces insultes au nom de toute la population du Nord-Pas de Calais, au nom des mineurs qui sont morts pour la France. Nous traiter de chômeurs consanguins, nous traiter de pédophiles, je suis humilié", a-t-il ajouté très ému. Le député-maire de Lens a souligné qu'il entendait fait de l'incident "une affaire d'Etat". "Fort du témoignage du président de la République et des ministres qui étaient autour, j'ai décidé d'aller très loin", a-t-il précisé. "Je porte plainte contre X et pas contre le PSG qui n'a rien à voir là dedans et je demande au magistrat de bien vouloir citer comme témoin le président de la République." Guy Delcourt a également mis en cause les responsables du Stade de France. "J"ai été fouillé, ma femme avec qui je suis venu au Stade de France également. Il va aussi falloir que l'on m'explique comment des supporters peuvent rentrer avec une banderole de 25 mètres. Il faut demander des comptes aux responsables du Stade France", a-t-il dit. Le maire de Lens entend également saisir la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité). Il demande en outre "aux plus hautes autorités de l'Etat et du football de faire rejouer cette rencontre dans les jours à venir". "On ne peut pas retirer des points comme à Metz dernièrement, il serait grand de rejouer cette rencontre"", a-t-il dit. Jean-Pierre Papin, entraîneur de Lens, a lui aussi demandé que le PSG soit sanctionné comme le FC Metz lorsque certains de ses supporters ont lancé des insultes racistes à l'encontre du joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, lors d'un match de Ligue 1. "Quand je vois les tribunes avec les tifos de certains supports parisiens franchement ça fait mal", a déclaré l'ancien avant-centre de l'équipe de France. "On a jugé Metz très durement, je pense qu'il faut juger Paris très durement également", a-t-il ajouté.
La réaction
de Dany Boon
Je suis révolté. C'est honteux, c'est lamentable. J'espère que les gens qui ont fait cette
banderole vont être punis, poursuivis et condamnés" a déclaré le réalisateur de Bienvenue chez les ch'tis au quotidien Le Parisien / Aujourd'hui avant d'ajouter "c'est pas les Ch'tis qui
mettraient une banderole aussi agressive, voire raciste."
Des nouvelles aujourd'hui
Une enquête préliminaire pour
"provocation à la haine ou à la violence" a été ouverte afin de retrouver les auteurs et porteurs de la banderole stigmatisant les habitants du Nord brandie samedi 29 mars en finale de la Coupe
de la Ligue PSG-Lens, a indiqué le parquet de Bobigny.
L'enquête préliminaire confiée à la sûreté départementale est diligentée au titre d'une infraction présumée à l'article L332-6 du code du sport, qui réprime la "provocation à la haine ou à la
violence" lors des manifestations sportives, qu'elles visent les arbitres, les joueurs, "ou toute autre personne", a précisé un représentant du parquet. Ces faits sont passibles "d'un an
d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende", selon la même source.