Par Philippe VASSEUR
Vendredi 21 décembre 2007
5
21
/12
/2007
14:51
-
Recommander
Sans tomber dans le « départementalisme », il existe des signes extérieurs d’appartenance auxquels chacun d’entre nous est attaché.
Le chiffre 62 est de ceux-là. Bien plus qu’un numéro sur une plaque numérologique, il fait partie de notre culture.
Sur les routes des vacances, en France ou à l’étranger, qui ne s’est pas amusé à le chercher sur les coffres et les calandres ? Au camping de Palavas, à Chamonix, à Brest, à Londres, à Berlin ou
à Varsovie, le Cht’i se repère à sa plaque. Quel plaisir alors de retrouver loin de chez soi un «compatriote».
Si le 62 rassemble les habitants du Pas-de-Calais, il est aussi un bon professeur de géographie. Chacun le sait : le 75 est parisien, le 59 nordiste mais qui peut dire aujourd’hui d’où sont
originaires les « 5, 18, 27 ou 81 » ?
Les numéros des automobiles sont une invitation au voyage. Mais le voyage tourne court. L’Union européenne a engagé une harmonisation des documents d’immatriculation des véhicules. Laquelle va
entrainer à partir du 1er janvier 2008 la disparition progressive du 62 sur les plaques jaunes et blanches.
Parce qu’il est attaché à son « 62 », le Conseil Général du Pas-de-Calais demande, dans une motion qu’il vient d’approuver, à ce que les numéros des départements soit toujours visibles sur les
immatriculations. Une campagne de sensibilisation symbolisée par l’autocollant « 62, c’est nous ! » va être lancée prochainement.