Beaucoup me demandent des précisions sur l’intervention du Conseil Général sur Calais et ses cantons…
J’ai répertorié toutes les subventions et interventions accordées sur le canton de Calais centre ces dernières années (hors insertion et hors particuliers) sur le dernier mandat.
L’insertion est un plus gros morceau encore mais il faudra faire un bilan à part du RSA comme de l’APA pour les personnes âgées.
Ce sont des centaines de lignes budgétaires mis en œuvre pour répondre aux sollicitations de l’agglomération, des communes, des organismes et associations.
Les collèges de mon canton représentent naturellement la majeure partie de ces montants… (Jean Macé, Jean Jaurès, République, Dentelliers, Saint-Pierre, Jeanne d’Arc, Jean Monnet)
Collèges (dotations et subventions) : 14 755 381 euros
Sport : 2 393 939 euros
Stade du souvenir : 1 800 000 euros
Culture-musique-Bibliothèques (hors église Notre Dame): 290 945 euros
Eglise Notre Dame : 732 391 euros
Ne sont pas citées ici les aides départementales à l’assainissement, les routes, les transports scolaires, le RSA, l’APA, etc…
Mon action économique / 19 031 emplois créés avec Inseraction 62
Ce sont 19031 emplois qui ont été créés ou maintenus sur mon dernier mandat dans le département grâce à Inseraction 62 que je préside sans discontinuer depuis la deuxième année de sa création.
En 1998, nouvellement élu, le président du Conseil Général du Pas-de-Calais me confiait la présidence d’un petit groupement d’intérêt public en gestation « Inseraction 62 » avec 2 salariés installés dans le quartier de la Grande Résidence à Lens.
Celui-ci n’avait comme activité, à l’époque, que l’avance sur subvention de la mesure 9 du Conseil Général (aide aux bénéficiaires du RMI créateurs de leur entreprise…)
En 2011, Inseraction 62, désormais fonds territorial de France Active a noué des partenariats avec l’ensemble des acteurs de la création d’entreprises de la région Nord-Pas-de-Calais et a développé son activité en renforçant ses compétences humaines et techniques.
Inseraction 62 qui devrait devenir cette année « Pas-de-Calais Active », c’est aujourd’hui 3 agences, (Lens, Calais, Arras), 14 salariés et des résultats reconnus par la Région à travers ses PLDE et SRDE (Plan et Schéma régional de développement économique) et tous les partenaires de la première heure auxquels se sont adjoints de nouveaux financeurs.
C’est aujourd’hui un éventail, le plus large possible d’interventions financières, en garanties d’emprunts, en prêts ou apports associatifs, en fonds propres, en soutien de l’économie sociale et solidaire en général…
L’Etat, la Région, le Département du Pas-de-Calais nous ont confié la mise en œuvre de certaines de leurs politiques dans le domaine de la création d’entreprises, du développement de l’insertion par l’économique en particulier, du développement de l’emploi en général…
Synthèse des résultats d’Inseraction 62 (2006 à 2010)
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Création TPE |
23,39 millions d’euros de prêts garantis |
1332 emplois |
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EDEN/NACRE |
2,4 millions d’euros d’avances remboursables |
1017 emplois |
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Financement ESS |
4,3 millions d’euros d’apports en fonds propres 2,6 millions d’euros de prêts garantis |
2742 emplois |
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DLA |
1,4 millions de crédits d’ingénierie |
13940 emplois |
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Nombre total d’emplois sur la période 2006-2010 |
19031 emplois |
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Quelques exemples du Calaisis hors TPE et DLA:
Hébergement
alternatif jeunes (HAJ - Calais) : 245 000 euros
Opale Tour
(Calais) – 30 000 euros
Résidence pour tous (Calais) 30 000 euros
Les Hespérides (Frethun) 20 000
euros
Scieries palettes du Littoral (Audruicq) 400 000
euros
ADAR (Calais-Coquelles) 200 000 euros
ASSAD ( Calais) – 88 000 euros
Aide à la vie à domicile (Calais) – 30 000 euros
Environnement et solidarité – 25 000 euros
Scolidaire – (Calais) – 15 000 euros
ASTPE (Calais) – 30 000 euros
Régie de quartier ( Calais) 40 000 euros
Calais Vélo Insertion (Calais) – 10 000 euros
La péniche (Guines) – 30 000 euros
En dehors de ma présidence d’Inseraction 62, confiée par le Conseil Général du Pas-de-Calais, j’ai impulsé un certain nombre d’actions, toujours ignorées par la ville de Calais, hier comme aujourd’hui, tendant à offrir aux créateurs d’entreprises le maximum de chances et d’opportunités
FINENSCAL
Créée en 1998, je préside depuis son démarrage Finenscal (association des financeurs de l’économie sociale et solidaire du Calaisis) qui regroupe dans 450 m2 de bureaux sur 3 niveaux au 9, boulevard Gambetta à Calais les sièges ou annexes de plusieurs associations ou organismes : Calaisis Initiative, Inseraction 62, la Caisse Solidaire Nord-Pas-de-Calais, l’ADIE, la boutique de gestion Idée Littoral…
Finenscal a permis à ces structures de travailler de concert à offrir le meilleur financement et les conseils les plus adaptés à la situation des créateurs d’entreprises du Calaisis.
FORCE CALAISIS
Association créée en 2001, impulsée au départ avec 2 amis présents au sein de Finenscal, Michel Lemaire et Bruno Benedetti, nous avons proposé aux chambres consulaires et aux autres structures d’aides ou de conseil aux créateurs d’entreprises sur le Calaisis de créer une association regroupant désormais 11 structures Chambre de commerce et d’industrie, Chambre de Métiers, Inseraction 62, Calaisis Initiative, l’ADIE, La Caisse Solidaire, la BGE Idée Littoral, Pyramides, les conseillers EGEE, Côte d’Opale Entreprendre, l’URSSAF.
Je préside Force Calais pour 3 ans au titre de la Caisse Solidaire, après l'avoir présidé 1 an, dans les années de démarrage pour Inseraction 62..
Synthèse des 4 dernières années :
Intervention de Philippe VASSEUR, séance plénière du Conseil Général du Pas-de-Calais consacrée au budget 2011 - Lundi 7 février 2011
- « Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit.. Ca fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un !
- "Cinq cent millions de quoi ? "
- "Cinq cent millions de … je ne sais plus…. "
Vous avez sans doute reconnu dans mon propos un extrait du Petit prince, lorsque celui-ci visite la quatrième planète, celle du businessman.
Et bien, Monsieur le Président, chers collègues, je dois vous avouer avoir craint à la fin de l’année dernière, que le Conseil général ne devienne un satellite de cette quatrième planète décrite par notre cher Antoine de Saint-Exupéry.
Ma crainte, rassurez-vous, fut brève, tant il me semble que la capacité et la volonté de la majorité départementale à garder le cap du projet, le cap de la solidarité, le cap de la proximité est forte.
Si elle fut brève, ma crainte ne fut cependant pas sans fondement, tant il apparait aujourd’hui évident que la volonté du gouvernement est de transformer le Conseil général en agence administrative départementale, qui telle le businessman de Saint-Exupéry ne saurait rien faire d’autre que compter : compter des bénéficiaires du RSA, de l’APA, des hectares d’espaces naturels sensibles, des kilomètres de route, des choux, des carottes, des moutons, … car s’il s’agit de compter... peu importe ce que l’on compte.
De ce point de vue, le Budget qui nous est présenté aujourd’hui me rassure. Il démontre que les conseillers généraux de la majorité départementale ne se sont pas affranchis du mandat qui nous a été donné par les habitants du Pas-de-Calais.
Parce que les habitants de nos cantons nous connaissent, parce que nous les connaissons, parce que nous nous sommes apprivoisés mutuellement, tel le renard et le Petit Prince, ils savent qu’ils peuvent avoir confiance dans leurs conseillers généraux.
Le vote du budget en sera une nouvelle fois la démonstration. Il sera l’occasion de réaffirmer notre confiance dans l’exécutif du Conseil général, de son Président et de la majorité départementale.
Cette année encore nous aurons donc tenu nos engagements à l’égard des habitants du Pas-de-Calais. Mais le pourrons-nous encore longtemps au rythme où vont les choses ? Alors, il me semble, qu’en cette année électorale, qui sera suivie par une autre année électorale, nationale celle-là, j’invite chaque habitant du Pas-de-Calais, chaque Conseiller général à regarder le ciel et à se demander comme Saint-Exupéry : « Le mouton, oui ou non, a-t-il mangé la fleur ? » et de conclure « Et vous verrez que tout change… »
Pour mémoire, je précise que dans le Petit Prince, la fleur est une rose. Qu’une rose peut également être rouge, verte, jaune ou bleue, mais c’est beaucoup plus rare ! Et que le mouton, même quand sa bergerie est un palais, mange dans la main de celui qui le nourrit et que ce dernier est bien souvent le Businessman qui habite la quatrième planète, celle sur laquelle un homme vaut un choux et où 1+1 ne font jamais 3, car la solidarité y est un gros mot.
Pendant l’égrenage, un peu soporifique des chiffres de notre budget et des économies à réaliser, je suis sorti quelques minutes pour répondre à un appel téléphonique et sacrifier au seul défaut qu’on me connaisse (sic) : le tabagisme… Et sur le parvis du Conseil Général, une jeune fille sur une affiche me regardait et m’intima un ordre express : « Imaginons un monde meilleur ! »
C’est pour cela que j’ai décidé un jour de m’engager dans la vie politique. Si je suis un économiste, je refuse de devenir un simple comptable administratif aux ordres d’un gouvernement lointain, irresponsable, impersonnel.
Alors, mes chers collègues, avec le petit Prince, je vous rappelle et je n’oublierai pas « qu’on ne voit bien qu’avec le cœur »… !
Conseil Général du Pas-de-Calais - 7 février 2011
MOTION DU GROUPE SOCIALISTE ET REPUBLICAIN RELATIVE A LA SITUATION
DU SERVICE PUBLIC DE L’EDUCATION NATIONALE
Pour la rentrée scolaire 2011, 16 000 suppressions de postes sont annoncées en France dans les 1er et second degrés.
Alors que le Ministère avait précisé que les « variations démographiques » seraient prises en compte il a pris la décision d’une diminution de postes dans notre Académie alors que le nombre d’élèves dans les collèges et lycées augmente. A cette rentrée 2010 dans le Pas de Calais on dénombrait 400 collégiens de plus mais 150 postes d‘enseignants en moins !
A la rentrée 2011, il est prévu que notre Académie perde 252 postes dans le primaire et 470 dans les lycées et collèges et 59 postes administratifs dans les services académiques et les établissements scolaires.
Sur les 5 dernières années, 4 000 postes d’enseignants ont été supprimés dans l’Académie de Lille alors que nous sommes l’une des plus jeunes de France, que les inégalités se creusent et que le chômage des jeunes atteint le taux de 25% ! Un récent rapport de la Cour des Comptes constate que « la France est un des pays où les destins scolaires sont les plus fortement corrélés aux origines sociales et au statut culturel des familles et préconise de mieux identifier les élèves en difficultés pour qu’ils bénéficient plus tôt d’un accompagnement personnalisé » mais que fait-on ? On applique la fameuse formule « faire mieux avec toujours moins » sans discernement et surtout avec une logique purement comptable.
De quels droits le gouvernement laisse t il mourir l’école républicaine, publique et laïque quand il n’organise pas sa casse alors que ses responsables s’étaient engagés en 2007 pour « une école qui garantisse la réussite de tous les élèves ».
Mais il faudra attendre le lendemain des cantonales de Mars 2011 pour connaitre la répartition des diminutions de postes par département ! Il est temps d’assumer la conséquence des choix politiques devant le citoyen.
La fermeture de classes, l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la mise entre parenthèses voire la suppression de la scolarité des enfants de moins de 3 ans, le retrait supplémentaire de postes d’enseignants spécialisés auprès des élèves en difficultés deviennent avec cette politique au rabais inéluctables et il est urgent pour les pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités. Sans parler de cette catastrophique nouvelle formation au rabais des enseignants, de l’instauration de cette surprime aux recteurs et chefs d’établissement collaborateurs zélés, du retour sur cette semaine des 4 jours dont on savait dès le départ qu’elle serait un échec, de ce mépris permanent de l’enseignant à qui l’on avait promis un meilleur bien être compensatoire.
Selon des sources syndicales, notre département serait fortement touché par des fermetures de classes dans les communes d’Aire sur la Lys, Arques, Arras, Ardres, Bapaume, Bihucourt (RPI), Hermies, Inchy en Artois (RPI), Oisy le Verger, Palluel, Sauchy Cauchy (RPI), Achicourt, Saint Laurent Blangy, Saint Nicolas, Duisans, Maroeuil, Calais, Guemps, Oye Plage, Polincove, Sallaumines, Béthune, Verquin, Annezin, Chocques, Lambres, Vendin les Béthune, Noeux les Mines, Sailly la Bourse, Violaines, Boulogne sur Mer, Barlin, Bruay, Bully les Mines, Grenay, Hardinghen (RPI), Carvin, Meurchin, Lens, Ambleteuse, Audinghen (RPI), Marquise, Saint Martin Boulogne, Wimereux, Wimille, Courrières, Montigny, Verton, Dourges, Evin Malmaison, Outreau, Blendecques, Bomy, Elnes, Ouve Wirquin (RPI), Wisques, Bouquehault, Houlle, Saint Martin au Laert, Tatinghem, Auxi le Château, Frévent, Saint Pol sur Ternoise, Tangry (RPI), Annay, Douvrin, Hulluch, Vendin le Vieil, Rodelinghem, Merlimont, Montreuil, Wailly Beaucamp, Billy Montigny, Noyelles sous Lens, Beaurainville, Buire le Sec, Hénin Beaumont, Auchy les Hesdin (RPI), Vacqueriette Erquières (RPI), Fillièvres (RPI), Hesdin l’Abbé, Nesles, Neufchatel Hardelot, Coupelle Vieille, Fruges, Vimy, Lillers, Mont Bernenchon, Etaples, Montcavrel (RPI), Roeux, Vitry, Ficheux (RPI), Hesdin, HUby Saint Leu, Laventie, Lestrem, Neuve Chapelle, Pont à Vendin, Harnes.
Où est l’intérêt de l’élève, de la communauté éducative et des familles dans ces mesures de suppressions qui organisent la récession éducative?
Où est l’intérêt de l’élève quand le gouvernement annonce sa volonté d’enseigner l’anglais dès la maternelle, alors qu’il n’est pas assuré partout en primaire et que dans le même temps la rectrice annonce le retrait de 84 postes d’intervenants en langues dans les écoles primaires ?
Où est l’intérêt de l’enfant, de la communauté éducative et des familles quand le Ministère de l’Education Nationale décide seul de la nomination d’un principal pour assurer la direction de plusieurs établissements éloignés géographiquement ?
C’est ce qui s’est déroulé dans notre département où aujourd’hui 4 principaux dirigent plusieurs collèges.
Est-ce un prélude à la suppression de petits établissements ?
Où est l’intérêt de l’enfant, de la communauté éducative et des familles quand, au motif d’améliorer l’enseignement des sciences et le niveau des écoliers, collégiens et lycéens en sciences et en mathématiques le Ministère expérimente dans certains établissements la présence d’un seul enseignant pour les sciences physiques, la chimie et les sciences de la vie et de la terre ?
L’enseignement des sciences expérimentales sans allégement d’effectifs, mais au contraire avec un alourdissement de ces derniers, contribue à la désaffection croissante des jeunes vers les filières scientifiques et à la catastrophique suppression de classes techniques et classes préparatoires scientifiques dans l’Académie
Nous doutons que l’enseignement soit toujours une priorité gouvernementale
Les conseillers généraux socialistes et républicains dénoncent la méthode et les mesures d’un gouvernement incohérent qui mettent en péril les conditions d’apprentissage de tous les jeunes et qui refuse la concertation avec les personnes concernées.
Le Département du Pas de Calais a, lui, choisi de faire de l’Education sa priorité et de renforcer sa politique publique.
Comment maintenir une école de qualité pour tous avec encore moins d’enseignants alors que le Département accueillera prés de 1 000 élèves de plus dés septembre 2011 ?
Les conseillers généraux socialistes et républicains demandent aux pouvoirs publics quelles sont leurs véritables intentions afin de maintenir une Ecole Publique qui assure la réussite de tous les élèves sur l’ensemble du territoire.
MOTION DU GROUPE SOCIALISTE ET REPUBLICAIN RELATIVE A
LA SCOLARISATION DES 2 ANS EN CLASSES MATERNELLES
Le démantèlement du service public de l’Education organisé depuis plusieurs années par les pouvoirs publics à travers principalement la réduction des postes d’enseignants a fragilisé très fortement la possibilité de scolariser en classe maternelle les enfants dés l’âge de deux ans.
A la rentrée 2010-2011, 23 000 enfants de deux ans étaient scolarisés dans l’Académie de Lille soit 41% des enfants de cet âge, contre 63% en 2000-2001. Ce taux a baissé de 22 points en 10 ans.
Dans le Pas-de-Calais, le taux de scolarisation à deux ans s’élève à 39% en 2010-2011, alors qu’il était supérieur à 60% en 2000-2001. Ce recul s’inscrit dans un contexte national de diminution de la scolarisation des enfants de deux ans, passant de 35% en 2 000 à 15% aujourd’hui.
Sur les 252 retraits de postes d’enseignants prévus dans le primaire dans notre Académie, la plus grande partie, selon la Rectrice, concernera la scolarisation des deux ans même si les ZEP Zones d’Education Prioritaire ne devraient pas être visées !
Ces retraits seraient une catastrophe sociale car les acquisitions, dés le plus jeune âge en maternelle, profitent prioritairement aux plus défavorisés et d’autre part les systèmes de remplacement envisagés comme les jardins d’éveil sont payants, inaccessibles pour les publics les plus en difficulté et ne suscitent guère l’enthousiasme dans notre Département.
Il est essentiel de mener une réflexion concertée sur la création d’un véritable service public de la petite enfance, meilleur moyen de satisfaire les attentes et besoins des familles.
Assurer la disponibilité de celles-ci pour l’insertion professionnelle- essentiellement pour les femmes seules avec enfants-, prendre en compte l’aspiration de toutes les femmes à vouloir concilier vie familiale et vie professionnelle tout en garantissant dés le plus jeune âge l’accès des petits à l’éducation : tels sont les moyens d’une lutte efficace contre les inégalités sociales.
Les conseillers généraux socialistes et républicains rappellent que la scolarisation des moins de trois ans a permis de gommer, en partie, les disparités sociales dans notre département.
Et faute de postes d’instituteurs des enfants, pour la plupart issus des milieux défavorisés n’ont pu être scolarisés !
Les conseillers généraux socialistes et républicains s’élèvent contre ce démantèlement du service public de l’Education et réclament une concertation sur l’accueil des tout petits.
MOTION DU GROUPE SOCIALISTE ET REPUBLICAIN RELATIVE A
L’URGENCE D’UNE AUTRE POLITIQUE DU LOGEMENT
Début Février la fondation Abbé Pierre a présenté son rapport annuel sur les difficultés liées au logement.
Le rapport confirme que les marchés immobilier et foncier ne correspondent pas aux besoins et surtout aux revenus des ménages.
Aujourd’hui 3,6 millions de personnes ne sont pas logés dignement.
La construction de logements collectifs est insuffisante : 131 000 logements sociaux construits en 2010 et dans le même temps les demandes ne cessent d’affluer : il y a 130 000 demandes de logements en attente dans notre région.
A cela s’ajoute l’attitude de certaines municipalités qui refusent de construire de l’habitat H.L.M préférant payer des pénalités prévues par la loi SRU.
Les choix du gouvernement ne font qu’aggraver la situation en réduisant la part du logement dans le budget de l’Etat - la part des dépenses liées au logement est passée de 1,36% à 1,11% du PIB entre 2002 et 2007- et en poussant à la vente une partie du parc social.
Pénurie de logements et logique de profits sont telles que se trouvent exclues de l’accès au logement non seulement des personnes en grande difficulté mais aussi de plus en plus de personnes disposant d’un revenu, de femmes seules avec enfant ou de jeunes ne disposant pas de garanties financières suffisantes sans parler des locataires de plus en plus nombreux qui ont beaucoup de difficultés à payer leurs loyers d’autres qui sont expulsés ou des personnes en surnombre dans un logement.
Dans notre Département, le Conseil Général s’investit pleinement pour prévenir les expulsions dans le cadre de l’instruction des dossiers Fonds Solidarité Logement mais ce n’est pas suffisant et en faisant porter la charge de la politique du logement sur les offices HLM et les collectivités, en diminuant les aides directes le gouvernement aggrave la situation et organise le déséquilibre des territoires.
Les pouvoirs publics doivent fournir les moyens nécessaires à la construction de logements accessibles à tous les ménages et permettre l’application de la loi DALO qui, depuis le 1er janvier 2008, est censée garantir le logement pour tous.
Les conseillers généraux socialistes et républicains exigent l’organisation
d’une large concertation afin de redéfinir une politique du logement efficace et durable qui correspond exactement aux besoins de la société et aux attentes des populations.
Une autre politique est possible comme la construction de 150 000 logements par an, le relèvement substantiel des crédits destinés au logement social et au logement d’urgence, l’encadrement des loyers à la relocation, l’arrêt des expulsions locatives, l’application effective sur tout le territoire de la loi SRU et l’apport de places d’hébergement d’urgence décentes supplémentaires…
Alain LEFEBVRE Président et les membres du Groupe socialiste et républicain du CG62 :
Claude ALLAN, Jean-Marie BARBIER, Bernard CAILLIAU, Ghislaine CLIN, Jean-Pierre CORBISEZ, Jean-Jacques COTTEL, Jean-Louis COTTIGNY, Michel DAGBERT, Jean-Pierre DEFONTAINE, Henri DEJONGHE, Alain DELANNOY, Jean-Pierre DELEURY, Charles DEPOORTER, Jean-Michel DESAILLY, Jean-Claude DISSAUX, Dominique DUPILET, Laurent DUPORGE, Odette DURIEZ, Jean-Claude ETIENNE, Alain FAUQUET, Raymond GAQUERE, Thérèse GUILBERT, Martial HERBERT, Didier HIEL, Jean-Claude HOQUET, Jean-Marie KRAJEWSKI, Michel LARDEZ, Marie-Paule LEDENT, Michel LEFAIT, Jean-Claude LEROY, Maurice LOUF, Daniel MACIEJASZ, Olivier MAJEWICZ, Alain MEQUIGNON, Jacques NAPIERAJ, Alain OGUER, Jean-Marie OLIVIER, Julien OLIVIER, Bertrand PETIT, Serge PERON, Isabelle PERU, Jean-Marie PICQUE, Hervé POHER, Claude PRUDHOMME, Fabien PRUVOT, Françoise ROSSIGNOL, Michel VANCAILLE, Sabine VAN HEGHE, Philippe VASSEUR, Jacques VILLEDARY, Jean WALLON.
CANTON DE CALAIS CENTRE : PHILIPPE VASSEUR AVEC DAPHNÉ JOUAN
CANDIDAT CALAIS NORD-OUEST TEDDY LAUBY AVEC GHISLAINE DUCLOY-HUYGHES
CANTON DE CALAIS-EST : SERGE PÉRON AVEC NATHALIE DELCROIX
CANTON DE CALAIS SUD-EST : FRANÇOISE DUVIEUBOURG AVEC RAPHAËL DI MAJO
CANTON D'AUDRUICQ : OLIVIER MAJEWICZ AVEC CHARLINE POPIEUL
CANTON D'ARDRES : FRANCK DELABASSERUE AVEC SOLANGE DELANNOY
Depuis sa création, La Caisse Solidaire Nord-Pas-de-Calais a financé plus de 1000 projets dans la région Nord-Pas-de-Calais.
Elle compte aujourd'hui plus de 1700 actionnaires et épargnants et 4 millions d'euros de capital...