Western à Calais

La femme reste l'avenir...

 

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Mercredi 1 juillet 2009

Beaucoup d’émotion dans les rangs du conseil général du Pas-de-Calais au début de la séance plénière de ce lundi 29 juin 2009, le président Dominique Dupilet rendant hommage à Danielle Darras, décédée le dimanche 7 juin 2009 à l’âge de 65 ans.

Celle qui fut député européen de 1994 à 2004 s’est éteinte le jour des élections européennes. Dominique Dupilet revint sur le parcours de la « première femme socialiste élue au conseil général » : c’était en 1982, elle représentait le canton de Liévin Sud et accomplit au total quatre mandats. Entrée en politique en 1981, après le décès de son oncle Henri Darras, elle s’engagea avec beaucoup de volonté et de dynamisme. Au conseil général, elle s’impliqua fortement pour les collèges, pour la jeunesse, sans oublier la création des universités. Le président rappela encore qu’elle avait « beaucoup œuvré pour le Pas-de-Calais au Parlement européen ». Et à 60 ans, elle avait décidé de mettre fin à sa carrière politique : « Place aux jeunes », répétait-elle. Dominique Dupilet a pris l’engagement de « retenir son nom pour un collège ».

Classes pupitres, natation, etc.
Les collèges furent d’ailleurs le premier sujet à l’ordre du jour de cette séance avec différents rapports mettant en exergue le budget très volontariste adopté par le Département. Ainsi, en investissement, 25 millions d’euros seront consacrés à la modernisation des collèges ; 36 millions pour la construction et la restructuration ; 9 millions pour le développement des équipements sportifs. Les dotations de fonctionnement et d’équipement des collèges augmentent de 2 % pour 2010. Les 54 classes pupitres seront rénovées (32 000 euros par classe), un tarif unique et équitable est instauré pour la restauration scolaire dans l’ensemble des collèges, les bourses départementales sont orientées vers l’accès à la cantine. Françoise Rossignol, vice-présidente chargée des collèges, a ajouté une « innovation importante : la prise en charge totale de la natation pour les non nageurs. »

Quand le bâtiment ne va pas...
L’examen du compte administratif a suscité l’unanimité ; les conseillers généraux du groupe Union@ction se sont ensuite abstenus lors du vote du budget supplémentaire. Il présente un excédent final de 36,6 millions d’euros, abondé du produit du fonds de compensation de TVA de l’exercice 2008, dont la majeure partie sera affectée sur la ligne des dépenses imprévues…

Suppression de la taxe professionnelle, réforme de la fiscalité des collectivités locales, etc. : de lourdes incertitudes pèsent sur l’avenir du financement des Départements. Dominique Dupilet a également présenté un amendement visant à réserver un crédit de 5 millions d’euros supplémentaires pour les communes afin de les aider pour les travaux de voirie et la modernisation des bâtiments scolaires… Soutien aux communes qui est aussi « un bouffée d’oxygène pour les petites entreprises du bâtiment, touchées par la crise ».

Environnement, mémoire et géométrie
C’est le rapport numéro 13 de cette séance qui a secoué l’hémicycle. Un rapport auquel il fut d’abord difficile de donner un titre : « Valorisation des espaces naturels du terril de Pinchonvalles et du Bois des Bruyères en perspective de Lorette, Vimy, Louvre-Lens… » étant préféré à « Examen du cahier des charges pour l’étude de définition du concept de valorisation et d’un projet d’aménagement durable du triangle : Notre-Dame-de-Lorette – Mémorial de Vimy – Louvre-Lens ». Un rapport présenté par Hervé Poher qui lança à ses collègues : « N’est-il pas opportun de lancer une Opération Grand Site du pays minier ? »

Le vice-président évoqua les atouts environnementaux, les lieux de mémoire à haute valeur historique, le futur centre culturel phare, un espace urbain dont l’horizon est parsemé de terrils : « nous avons assez de matière pour imaginer une opération comme celle que nous avons mené sur le Littoral. » Assez de matière, des éléments et des arguments mais « il faut fixer des limites » et c’est là le problème… Michel Vancaille – qui est aussi le président de la CommunAupôle - souligna que « ce secteur a besoin d’un changement d’image et le Louvre-Lens ne fera pas tout », avant d’ajouter : « Plutôt qu’un triangle Louvre-Lorette-Vimy, je verrais un rectangle en intégrant les terrils de Loos-en-Gohelle, les plus hauts d’Europe ! » Jean-Pierre Corbisez réclamant de son côté un « triangle à géométrie variable : la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin (présidée par J.-P. Corbisez) faisant partie de ce territoire ». Le même Jean-Pierre Corbisez se fâchant au sujet de l’absence dans le cahier des charges du site du 9-9bis à Oignies. Hervé Poher répondant alors : « Il est possible que le triangle change. Ne tombons pas dans le poujadisme local ! » Finalement, le président Dupilet remit les pendules à l’heure en renvoyant le dossier à une date ultérieure. Triangle ? Rectangle ? Losange ? Il y a de la révision de géométrie au programme des vacances. Cette séance plénière a encore vu la signature d’une convention de partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations ; et la signature avec les représentants de la CGT, de la CFDT, de FO et de Sud, du nouveau protocole d’accord relatif à l’exercice syndical au sein du conseil général.

Avant de clôturer la journée, Dominique Dupilet annonça le départ du directeur général des services. Éric Delzant prendra en effet le 1er septembre 2009 la direction générale des services de la communauté urbaine de Bordeaux. Légende : Une Opération Grand Site pour le Bassin minier ? Une copie à revoir, mais il est certain que cette opération « tournera » autour de Vimy et Lorette (notre photo). Texte et photo : Christian Defrance
L'ECHO DU PAS-DE-CALAIS

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Mercredi 1 juillet 2009

"Sommes-nous des paresseux"
Vidéo envoyée par fondationjeanjaures


Entretien autour de son livre "Sommes-nous des paresseux ?" (Seuil 2008). Guillaume Duval est journaliste et essayiste. Actuellement rédacteur en chef du mensuel Alternatives Économiques, il a notamment publié "Le libéralisme n’a pas d’avenir" (La Découverte, 2003).

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Lundi 29 juin 2009
Il ya des coups de pieds au c... qui se perdent !

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Lundi 29 juin 2009

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Dimanche 28 juin 2009
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Samedi 27 juin 2009

Je reviens de la manif...J'ai survécu...Calais aussi...

Je suis partie à 10 h du matin sur le lieu de départ de la manif' au Phare.
Là-bas, aucun No border en vue ; les manifestants calaisiens les attendaient... Nous apprenons qu'ils ont quitté le camp après 10h, suite aux tracasseries policières et autres fouilles et arrivent à pied par la rue Mollien.

 

Nous décidons de les rejoindre pour filmer et prendre des photos. Nous rejoignons le groupe de joyeux anarco-libertaires au coin de la rue Mollien et de la rue de Phalsbourg et nous prenons, avec eux, le chemin du phare.

C'est là que les ennuis commencent...Les CRS bloquent la rue avec des camions pour retarder l'avancée des No Border. finalement, on peut passer mais dans un espace restreint entre les camions. Les chauffeurs s'amusent à reculer pour nous prendre en étau quand on passe...On croit rêver!

Au passage à niveau, barrage policier, grilles, CRS armés jusqu'aux dents (flashballs, tasers...etc...) qui bloquent l'accès au pont qui mène au phare. Pourquoi? Mystère? C'était le chemin le plus court pour y aller sans rien gêner...

Le cortège tente alors de passer par l'autre pont, en direction de la mairie, rebarrage! On se retrouve enfermé entre deux barrages avec impossibilité de rallier la manif!  Quelques manifestants qui tentent de passer se font matraquer...

Enfin, après négociation , le cortège repart en direction de la place de Suède, toujours dans l'espoir d'atteindre le Phare! On nous oblige donc à passer devant le squatt des érythréens qui tentent de se joindre à nous, aussitôt repoussés par les CRS.

Et là, encore un barrage sur le pont qui mène à la place de Suède! Le cortège est à nouveau bloqué entre deux barrages!

Les forces de l'ordre ont donc ,semble-t-il, décidé de tout faire pour retarder l'arrivée des No border sur le site de départ de la manif! Tout faire également pour que ça dégénére en imposant des parcours délirants, des allers et retours inutiles et en bloquant tout le monde systématiquement!

Heureusement, les No borders ne sont pas les dangereux extrêmistes dont la propagande nous parle...Ca négocie, ça discute, ça appelle au calme, ça ne réagit pas aux provocations policières. Pas une insulte, des fleurs et de la musique au pied des camions grilles...

Finalement, ça pousse un peu et le passage se libère enfin. Résultat, nous arrivons au Phare à 12h au lieu des 10h prévues! Les manifestants (Sud, CNT, FA etc...) nous font un accueil triomphal...!

Une courte pause pour se reposer et la manif officielle démarre enfin! Toujours aussi joyeuse, musique, crème solaire et chanson!

Quel contraste avec la bande de messieurs en noir armés jusqu'aux dents, cachés dans les buissons avenue du Général de Gaulle et sur tout le parcours.

Sur le chemin, les calaisiens rigolent, nous font coucou aux fenêtres, nous prennent en photo, nous ravitaillent en bouteilles d'eau du haut de leur balcon. Une ambiance bon enfant, bien loin de la psychose semée toute la semaine par les suppôts de Not'bon maître!

Le parcours se fait joyeusement, ça danse, ça scande des slogans rigolos (CRS impuissant, les matraques font pas d'enfants...) et des plus sérieux (No border, No nation, stop déportation)jusqu'au retour vers le Phare.


Et là, reblocage au carrefour port/préfecture! Et c'est reparti pour un tour...On se photographie devant les CRS, on leur fait des grimaces, quelques insultes commencent à fuser,lancées par des gamins qui accompagnent le cortège, vite stoppées gentiment par les No border...

J'aperçois trois gamins de la Zup, qui cachent des pierres dans leur poche, l'oeil mauvais. Ni une ni deux, je vais leur parler, leur expliquer qu'il ne faut pas répondre à la provoc'policière, que ce serait leur donner raison...ils jettent leur pierre. "On fera rien, M'dame, z'avez raison..." Je me sens toute chose...

Enfin, le cortège peut repartir. Pourquoi? Parce que le canon à eau est arrivé! Au cas où les chevelus ne voudraient pas se disperser! Pensez donc!

On arrive au pied du phare, les manifestants tentent de se disperser. Impossible, les CRS peu engageants, bloquent tout! Impossible de regagner Calais Nord, faut faire le tour à pied par le car ferry!

On se repose un peu dans l'herbe en écoutant des gens parler au micro de la voiture de la CNT, une dame de 70 ans raconte qu'elle héberge un afghan parce que c'est un gosse et qu'il a faim et froid et qu'elle emmerde tout le monde!

Elle est très applaudie.

Les No border sont priés de regagner leur camp! Tant qu'ils ne seront pas partis, le blocage policier continue. On se résigne, et on repart vers la rue Mollien en passant par les car ferrys! L'état policier a décidé de nous tuer à la marche à pied! On en est à plus de 20 kms...

Un groupe de CRS, plus armés que les autres ,s'approchent à petite vitesse ...L'un d'eux nous regarde et tape dans son poing, prêt à en découdre...Réaction des noborders: photos, fleurs, clowns et chansons...Pas de chance, les CRS ne pourront pas se défouler aujourd'hui...


Arrivés rue Mollien, impossible de tourner vers la mairie pour rentrer à la maison. Ma fille et moi, on se coltine un peu verbalement avec un CRS malpoli qui nous explique que c'est comme ça et pas autrement et qu'on peut bien encore marcher un kilomètre ou deux, faignasses qu'on est...On s'incline devant la force brutale, on se moque un peu, pas trop, ils font peur tout de même et on se réfugie dans un bistrot. Plein de No borders investissent le bistrot, on a soif, il fait chaud et on est crevé. Le patron, solidaire, nous sert joyeusement et explique aux clients locaux qu'ils ne faut pas avoir peur, que tout ça c'est de la propagande à la noix de la part des autorités! Certains no borders veulent acheter à manger au magasin d’en face  Ils se font éjecter manu militari...Le proprio refuse les clients et ferme le rideau...Hallucinant de bêtise!

Finalement, le cortège repart vers le camp rue Normandie Niemen. Je réussis enfin, à regagner le centre ville pour rentrer à la maison!

Bref, une manif totalement pacifiste, aucun débordement, malgré des provocations constantes de la part des forces de l'ordre. Un déploiement ridicule et parfaitement disproportionné.


Qui c'est qu'a l'air bête ce soir, avec son dispositif à prix d'or?

C'est Mâme la Mairesse et M'sieur le préfet!

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Samedi 27 juin 2009

Calais. La manifestation des "No border" ce samedi.

3000 policiers !


Une ville en état de siège depuis une semaine (policiers, gendarmes, CRS, police montée, hélicoptères en vol stationnaire, murs anti balles, rues et ponts bloqués...  Commerces fermés à la demande de la préfecture et de la mairie UMP…)

Pour ça ??? !!!
 

Les commerçants peuvent-ils envoyer leur facture de perte d'exploitation au ministère de l'intérieur ?

Calais aurait-elle été choisie comme terrain de manœuvres et de test de matériels policiers en vue d'émeutes populaires à prévoir dans les quartiers ou les usines ? Est-ce la guerre des polices après la fusion des services de renseignement français qui a grossi les alertes concernant la sécurité publique?

4 policiers pour 1 manifestant... Police républicaine ou gros bras ?

Paranoïa ou prévention ?

Est-ce votre vision de l'avenir de notre société ?


Ce n’est pas la mienne…
!

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Samedi 20 juin 2009

Tout a été fait pour que les Français ne voient pas ce reportage suisse, je vais donc essayer de le faire "buzzer"... Beau travail d'investigation d'Alexandre Bochatay et Sarah Perrig....!

Nicolas Sarkozy est trois fois plus présent sur les plateaux de télévision que ne l'étaient ses prédécesseurs Jacques Chirac ou François Mitterrand.

Dès son accession au pouvoir, le budget de communication de l'Elysée a été multiplié par trois.

Aujourd'hui, les journalistes sont aux abois. Ils se plaignent de ne pas pouvoir travailler librement, sans craindre que les foudres présidentielles ne s'abattent sur eux, notamment grâce aux relations amicales qu'entretient le président de la République avec les patrons de presse.

Un récent rapport publié par Reporter sans frontière international situe la France au rang peu enviable du pays européen qui détient le record d'interventions policières ou judiciaires contre des journalistes.

Dans ce contexte médiatique explosif où la censure ne porte pas son nom, c'est l'autocensure qui s'installe insidieusement dans certaines rédactions.

Une menace sur la liberté de la presse qui, pour certains met en danger la démocratie.

Une équipe de Temps Présent est allée enquêter en France pour voir si les journalistes parviennent encore à travailler en totale liberté.

Sarkozy, vampire des media
Un reportage de Alexandre Bochatay et Sarah Perrig.

Par Philippe VASSEUR - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
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